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Points clés à retenir
- Article 1240 : principe général de la responsabilité civile pour faute, énoncé par le Code civil depuis 1804 (ancien 1382).
- Trois conditions cumulatives : une faute (active ou passive), un dommage certain, un lien de causalité direct.
- Responsabilité étendue : même les mineurs et les personnes sous tutelle peuvent engager leur responsabilité sur ce fondement, sous réserve de l’appréciation in abstracto.
- Prescription quinquennale : depuis 2008, le délai pour agir est de 5 ans à compter de la manifestation du dommage (article 2224).
Qu’est-ce que l’article 1240 du Code civil ? Définition et portée
Vous avez cassé par mégarde le téléphone d’un ami ? Votre chien a mordu un passant ? Dans ces situations, la question de la réparation du dommage se pose immédiatement. L’article 1240 du Code civil en constitue le socle juridique. Il énonce le principe de la responsabilité pour faute, pilier de la responsabilité civile extracontractuelle depuis l’origine.
Le texte de l’article 1240 mot pour mot
L’article 1240 dispose : « Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Ce texte, issu de l’ordonnance du 10 février 2016, a simplement renuméroté l’ancien article 1382 sans en modifier la substance. Le fond du droit reste inchangé depuis 1804. Il convient de distinguer cet article de la responsabilité contractuelle, qui suppose un contrat préexistant entre les parties ; l’article 1240 s’applique en dehors de tout lien contractuel.
Pourquoi cet article est-il fondamental ?
Cet article est la clé de voûte de la responsabilité civile extracontractuelle. Il permet à toute personne victime d’un dommage causé par une faute d’obtenir réparation, sans avoir à prouver l’existence d’un contrat. La jurisprudence est claire sur ce point : il s’applique à une multitude de situations de la vie quotidienne : accidents de la circulation, incidents domestiques, conflits de voisinage, erreurs médicales hors contrat. Sa portée est si large que la Cour de cassation en a fait un instrument de protection des victimes, tout en encadrant strictement ses conditions d’application. Avant de l’invoquer, il faut mesurer l’importance de prouver les trois éléments constitutifs : faute, dommage, lien de causalité.
Cette question soulève un enjeu souvent sous-estimé : le texte ne définit pas ce qu’est une « faute » ; il renvoie à une appréciation concrète par le juge. À droit constant, le législateur a maintenu cette souplesse, laissant aux juges le soin de préciser le standard de comportement attendu.

Les trois conditions de la responsabilité pour faute : faute, dommage, lien de causalité
Pour que la responsabilité pour faute soit engagée sur le fondement de l’article 1240, trois conditions doivent être réunies de manière cumulative : une faute, un dommage, et un lien de causalité direct entre les deux. L’ordre d’examen est indifférent, mais en pratique on vérifie d’abord l’existence du dommage, puis la faute, enfin le lien. Le tableau ci-dessous synthétise ces trois conditions avec des exemples concrets.
| Condition | Définition | Exemple concret |
|---|---|---|
| Faute | Acte illicite, omission ou comportement contraire à une obligation préexistante (loi, règlement, usage). L’appréciation est faite in abstracto : comparaison avec une personne raisonnable et prudente placée dans les mêmes circonstances. | Un automobiliste grille un feu rouge et percute un piéton : faute caractérisée. |
| Dommage | Préjudice certain, direct, personnel et légitime. Il peut être corporel, matériel ou moral. Doit être actuel ou futur certain. | Fracture du tibia nécessitant une opération (dommage corporel). |
| Lien de causalité | Rapport de cause à effet entre la faute et le dommage. On utilise la théorie de la causalité adéquate : le fait dommageable doit être une condition nécessaire et suffisante du préjudice. | Le piéton n’aurait pas été blessé si le feu rouge avait été respecté. |
La faute : acte illicite ou omission
La faute civile peut résulter d’une action (acte illicite) ou d’une omission (abstention, négligence). L’appréciation in abstracto conduit le juge à se demander comment se serait comporté un bon père de famille (standard objectif). Sur le plan pratique, il faut distinguer la faute intentionnelle (volonté de nuire) et la faute non intentionnelle (imprudence, négligence). L’article 1241 complète d’ailleurs ce dispositif en visant expressément les fautes d’imprudence. Ainsi, ne pas avoir calé une poussette en pente peut constituer une faute. La jurisprudence a précisé que la violation d’une règle de prudence peut suffire, même en l’absence de texte.
Le dommage : préjudice certain et direct
Le dommage réparable doit être certain (non hypothétique), direct (sans intermédiaire) et personnel (propre à la victime). Il peut s’agir d’un préjudice corporel (blessures, souffrances), matériel (dégâts sur un véhicule, destruction d’un bien) ou moral (atteinte à l’honneur, préjudice d’affection). Un exemple classique : une fuite d’eau due à la négligence d’un voisin endommage le plafond de l’appartement en dessous. Le dommage est matériel et certain. Attention : le préjudice doit être légitime – une activité illicite ne donne pas droit à réparation.
Le lien de causalité : théorie de la causalité adéquate
Le lien de causalité est souvent le point le plus discutée en justice. Il s’agit d’établir que le dommage est bien la conséquence directe de la faute. La théorie de la causalité adéquate retient que le fait fautif doit être une cause nécessaire et suffisante. Par exemple, si un cycliste heurte un piéton qui traverse hors passage protégé, mais que le cycliste roulait trop vite, la causalité est partagée : la faute de chacun est en cause. Le juge apprécie souverainement. Ce que les textes ne disent pas, la pratique l’impose : il faut rassembler les preuves (photos, témoignages, constats) dès que possible. Une checklist des preuves utiles :
- Témoignages écrits ou audios
- Photographies des lieux et des dégâts
- Certificats médicaux
- Factures de réparation
- Constat d’huissier si nécessaire
Ces trois conditions étant réunies, la responsabilité est engagée. La question suivante porte sur le type de faute, car l’article 1241 vient préciser un cas particulier.
Article 1241 du Code civil : la faute d’imprudence et de négligence, complément indispensable
À côté de l’article 1240, l’article 1241 du Code civil mérite une attention particulière. Il précise que la responsabilité peut être engagée même en l’absence d’intention de nuire. Sa rédaction : « Chacun est responsable du dommage qu’il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence. » La différence entre article 1240 et article 1241 est souvent mal comprise. En réalité, l’article 1240 couvre toute faute, y compris non intentionnelle ; l’article 1241 vient insister sur le fait que la négligence et l’imprudence suffisent. Les deux textes sont fréquemment cités ensemble dans les décisions de justice.
Contenu de l’article 1241
L’article 1241 ne crée pas un régime distinct : il confirme et élargit le champ de la responsabilité. Il est particulièrement utile lorsque la faute est une omission : ne pas avoir entretenu une installation, ne pas avoir signalé un danger. La jurisprudence a fait de cet article le fondement de nombreuses condamnations pour manquement à une obligation de sécurité ou de prudence. Par exemple, un propriétaire qui ne répare pas une marche d’escalier cassée engage sa responsabilité sur le fondement de l’article 1241 combiné à l’article 1240.
Applications en jurisprudence
Prenons un cas pratique : un passant glisse sur une plaque de verglas non signalée devant un commerce. Le commerçant aurait dû épandre du sel ou poser un panneau. Son omission constitue une négligence au sens de l’article 1241. La Cour de cassation a confirmé à de nombreuses reprises que l’absence de mesure de précaution suffit à caractériser une faute d’imprudence. Ce que les textes ne disent pas, la pratique l’impose : il convient de toujours envisager l’application de l’article 1241 en complément de l’article 1240, notamment pour les cas où l’acte est une simple abstention.
| Article 1240 | Article 1241 |
|---|---|
| « Tout fait quelconque de l’homme » — inclut faute active et passive | Insiste sur la négligence et l’imprudence (faute passive) |
| Vise toute faute même intentionnelle | Vise spécifiquement les fautes non intentionnelles |
| Souvent invoqué seul | Fréquemment cité conjointement avec l’article 1240 |
Ces deux articles forment un couple indissociable. Leur articulation permet de couvrir l’ensemble des comportements fautifs. Passons maintenant à l’identification des personnes qui peuvent être tenues pour responsables.
Qui peut être poursuivi sur le fondement de l’article 1240 ? Mineurs, majeurs protégés et personnes morales
La question de l’imputabilité est centrale. L’article 1240 vise « tout fait quelconque de l’homme » sans préciser l’âge ou la capacité. La jurisprudence a dû trancher : un mineur, une personne sous tutelle, ou une personne morale peuvent-ils être condamnés sur ce fondement ? La réponse est positive, mais avec des nuances.
La responsabilité des mineurs : évolution jurisprudentielle
Historiquement, on estimait qu’un enfant n’ayant pas le discernement ne pouvait pas commettre une faute. L’arrêt de la Cour de cassation en assemblée plénière du 9 mai 1984 a révolutionné le droit : il a admis qu’un enfant de 5 ans pouvait engager sa responsabilité sur le fondement de l’ancien article 1382. La cour a retenu que le discernement n’est pas une condition nécessaire de la faute civile. Depuis, il suffit d’un comportement objectivement fautif, sans égard à l’âge ou à la maturité. Ainsi, un enfant de 6 ans qui pousse un camarade dans l’escalier peut être condamné à réparer le préjudice. La responsabilité des mineurs est donc engagée, même si en pratique l’action se fait souvent contre les parents sur le fondement de l’article 1242 (responsabilité des parents). Mais le mineur lui-même peut être poursuivi directement.
Les personnes atteintes de troubles mentaux
La loi du 3 janvier 1968 a supprimé l’irresponsabilité des aliénés. Aujourd’hui, une personne souffrant d’un trouble mental peut être condamnée sur le fondement de l’article 1240, pourvu que le comportement soit objectivement fautif. La jurisprudence est claire sur ce point : l’état mental ne fait pas disparaître la faute civile. Cela peut surprendre, mais la priorité est donnée à l’indemnisation de la victime.
Les personnes morales : faute et imputation
Les personnes morales (sociétés, associations) peuvent elles aussi être responsables sur le fondement de l’article 1240. La faute est imputée à l’organe ou au représentant. Par exemple, une entreprise qui ne sécurise pas son chantier et cause un accident engage sa responsabilité pour faute. Le juge ne distingue pas selon la nature privée ou publique ; l’article 1240 s’applique à toutes les personnes morales de droit privé. La difficulté porte souvent sur l’identification de la personne physique dont le fait est à l’origine du dommage, mais la société reste responsable in solidum.
Ainsi, le champ d’application de l’article 1240 est extrêmement large : il concerne tout être humain, quel que soit son âge ou son état mental, et toute personne morale. Voyons maintenant comment cela se traduit dans la vie quotidienne avec des exemples concrets.
Exemples concrets d’application de l’article 1240 dans la vie quotidienne
Pour bien comprendre la portée de cet article, rien ne vaut des cas pratiques issus de la vie de tous les jours. Voici plusieurs situations où l’article 1240 a été invoqué avec succès.
Accidents domestiques
Un particulier laisse une serpillère au milieu du couloir sans signalisation. Un visiteur glisse et se blesse. Sur le fondement de l’article 1240, le propriétaire est tenu de réparer : son omission constitue une faute d’imprudence. De même, un propriétaire d’animal qui ne tient pas son chien en laisse et que l’animal renverse un enfant engage sa responsabilité personnelle (l’animal est un fait de l’homme).
Accidents de la circulation
Les accidents de la route peuvent relever de l’article 1240 lorsqu’ils sont causés par une faute (non-respect du code de la route, vitesse excessive). Par exemple, un automobiliste qui grille un stop et percute un cycliste engage sa responsabilité sur ce fondement. Toutefois, la loi Badinter de 1985 a créé un régime spécial d’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation, qui prime sur l’article 1240. Mais pour les piétons ou cyclistes non conducteurs, l’article 1240 reste pertinent.
Relations de voisinage
Un pot de fleurs tombe du balcon d’un voisin et endommage une voiture garée en bas. Le fait de ne pas avoir sécurisé le balcon constitue une faute. Le voisin doit réparer le préjudice matériel. Autre illustration : un jardinier amateur utilise un pesticide qui se répand sur la récolte du voisin à cause d’un vent mal évalué. La faute réside dans l’imprudence.
| Situation | Article 1240 applicable ? |
|---|---|
| Chute d’un objet depuis un balcon | Oui, faute d’imprudence |
| Accident de la route (conducteur fautif) | Oui, mais régime Badinter prioritaire |
| Morsure par chien non tenu en laisse | Oui, faute personnelle |
| Dommage causé par un enfant de 4 ans | Oui, depuis 1984 |
| Erreur médicale (hors contrat) | Oui, faute professionnelle |
| Incendie dû à un mégot mal éteint | Oui, négligence |
Ces exemples montrent la variété des situations couvertes. Il convient de distinguer la simple maladresse de la faute caractérisée : la jurisprudence exige un comportement déviant par rapport à la norme de prudence. Comment procéder concrètement pour actionner cette responsabilité ? La prochaine section explique la procédure.
Comment mettre en œuvre l’article 1240 en justice ? Procédure et preuve
Agir sur le fondement de l’article 1240 suppose de respecter certaines règles de procédure, notamment la charge de la preuve et le délai pour agir. Voici les étapes essentielles.
Charge de la preuve
C’est à la victime (demandeur) de prouver la faute, le dommage et le lien de causalité, conformément au principe de la charge de la preuve (article 1353 du Code civil). La preuve de la faute peut être apportée par tous moyens : témoignages, écrits, photographies, vidéos, constats d’huissier, rapports d’expertise. En pratique, il est recommandé de collecter les preuves le plus tôt possible, car les souvenirs s’estompent.
Les modes de preuve admissibles
Le droit civil admet la preuve par tous moyens (liberté de la preuve) pour les faits juridiques, ce qui inclut la responsabilité délictuelle. Ainsi, un constat d’huissier, des attestations de témoins, des clichés pris avec un smartphone sont recevables. Il est prudent de conserver les originaux ou copies certifiées conformes. La jurisprudence admet même les preuves issues de caméras de surveillance.
Prescription et actions en justice
Le délai pour agir en réparation sur le fondement de l’article 1240 est de 5 ans à compter de la manifestation du dommage (article 2224 du Code civil, issu de la loi du 17 juin 2008). Ce délai peut être interrompu par une action en justice ou une reconnaissance de responsabilité. À droit constant, ce délai est relativement court : il faut agir rapidement après avoir pris connaissance du préjudice. Passé ce délai, l’action est prescrite et la demande irrecevable.
Sur le plan pratique, voici les étapes à suivre :
- Identifiez le responsable potentiel et rassemblez les preuves.
- Tentez un règlement amiable (lettre recommandée avec accusé réception).
- En cas d’échec, saisissez le tribunal judiciaire compétent (généralement celui du lieu du dommage ou du domicile du défendeur).
- Consultez un avocat spécialisé en responsabilité civile pour évaluer vos chances.
La question reste ouverte sur la possibilité d’une action directe contre l’assureur, mais ce point dépasse le cadre généraliste de cet article. Une fois la procédure engagée, le juge apprécie souverainement les faits pour déterminer si les trois conditions sont réunies. Avant de conclure, répondons aux questions les plus fréquentes sur l’article 1240.
Questions fréquentes sur l’article 1240 du Code civil
Quel est l’article 1240 du Code civil ?
L’article 1240 énonce le principe général de la responsabilité pour faute : « Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » C’est le fondement de la responsabilité civile extracontractuelle.
Quelle est la différence entre l’article 1240 et l’article 1241 ?
L’article 1240 concerne toute faute (active ou passive) tandis que l’article 1241 insiste spécifiquement sur la faute d’imprudence ou de négligence. En pratique, les deux sont souvent invoqués ensemble pour couvrir les cas d’omission ou d’inattention.
L’article 1240 s’applique-t-il aux mineurs ?
Oui, depuis l’arrêt de la Cour de cassation de 1984 (Assemblée plénière), même un enfant en bas âge peut engager sa responsabilité s’il a commis une faute, quel que soit son discernement. La responsabilité des mineurs est donc engagée sur ce fondement.
Comment prouver la faute pour appliquer l’article 1240 ?
La preuve est libre : témoignages, écrits, constats, photos, vidéos. La faute doit être établie par celui qui demande réparation. L’appréciation est faite in abstracto (comparaison avec une personne raisonnable).
Quels sont des exemples de dommages réparables sous l’article 1240 ?
Dommages corporels (blessures), matériels (dégâts sur un véhicule, bris d’objet) et moraux (préjudice d’affection, atteinte à l’honneur). Par exemple, une douleur psychologique consécutive à un harcèlement est un dommage moral indemnisable.
L’article 1240 a-t-il remplacé l’article 1382 ?
Oui, l’ordonnance du 10 février 2016 (entrée en vigueur le 1er octobre 2016) a renuméroté l’ancien article 1382 en 1240, sans modifier le fond. Le contenu est identique.
Quel est le délai de prescription pour agir sur le fondement de l’article 1240 ?
Le délai est de 5 ans à compter de la manifestation du dommage (article 2224 du Code civil).
Conclusion
L’article 1240 du Code civil demeure en 2026 un outil juridique fondamental pour obtenir réparation d’un préjudice causé par la faute d’autrui. Il convient de retenir les points clés suivants :
- Principe : toute faute (active ou passive, intentionnelle ou non) qui cause un dommage oblige son auteur à réparer.
- Trois conditions cumulatives : faute, dommage, lien de causalité.
- Champ d’application large : mineurs, majeurs sous tutelle, personnes morales peuvent être responsables.
- Prescription quinquennale : 5 ans pour agir.
- Complément indispensable : l’article 1241 étend la responsabilité aux fautes d’imprudence et de négligence.
Avez-vous été victime d’un dommage causé par la faute d’autrui ? Si oui, n’hésitez pas à consulter un avocat spécialisé pour engager une action sur le fondement de l’article 1240. La preuve est libre, mais la procédure a ses exigences : agissez dans le délai de 5 ans et rassemblez les éléments dès le début. Le droit de la responsabilité civile extracontractuelle pour faute est à votre disposition – encore faut-il savoir l’actionner.
Dernière mise à jour : mai 2026


Conseiller juridique indépendant, Alessandro Inglese Marin décrypte le droit des entreprises, la fiscalité et le droit civil pour ceux qui ont besoin de comprendre avant de décider. Formé à Paris et Madrid, il traduit la complexité juridique en analyses directement actionnables.